( 17 mai, 2007 )

Giambologna

Voici un petit résumé du site que j’ai consacré à mon artiste fétiche.

Jean Bologne, dit Giambologna, est un sculpteur d’origine flamande (1529-1608).

Apenin

Formé probablement à Anvers par Dubroecq, il séjourna à Rome de 1555 à 1557 et se fixa ensuite à Florence où il obtint la protection de François de Médicis. Ce métissage culturel est un des facteurs qui contribuèrent au style si particulier de Giambologna. Nombre de ses petits bronzes furent commandés par la cour des Medicis pour servir de présents diplomatiques. Il travaille aussi à Bologne, réalisant pour la pape Pie IV la Fontaine de Neptune(1563-1567).

Parmi ses oeuvres, des nus sensuels et raffinés (Vénus de Petraia, 1567) d’un formalisme élégant et original (Vénus des jardins Boboli, 1570). Il chercha les effets gracieux d’une composition en équilibre instable (Mercure dit de Médicis, 1580) ou la puissance, grâce à une ordonnance dynamique, ouverte et tumultueuse (Enlèvement d’une Sabine).
Il réalisa de nombreux travaux de décoration pour les jardins (le colossal et surprenant Apenin, dieu-fleuve, d’esprit maniériste du parc de Pratolino) et travailla aussi pour les églises (chapelle Saint-Antonin à Saint Marc de Florence, 1581-1589).
On lui doit aussi la statue équestre de Cosme I er. Au-delà de l’atelier qu’il créa, il exerça une influence notable sur la sculpture européenne, plus particulièrement à Versailles.


Malgré la volonté de son père, qui voulait qu’il soit notaire, Giambologna suivit sa vocation de peintre. Après une formation de Jacques Debroeucq (parfois appelé Jacob Bruca, le sculpteur et architecte officiel de Charles Quint), à Douai, sa ville natale, il vécut deux ans à Rome (vers 1554-1555), où il fut très profondément marqué par la sculpture de Michel-Ange. Puis Bernardo Vecchietti le convainquit d’aller vivre à Florence où il demeura jusqu’à la fin de ses jours et où il fut soutenu par les Médicis. D’ailleurs, ceux-ci lui donnèrent sa première commande : le blason de Cosme Ier pour le Palazzo di Parte Guelfa.

Après une première œuvre de grandes dimensions (Samson tuant le Philistin), Giambologna reçut une importante commande du pape Pie IV, qui lui demanda de réaliser à Bologne la colossale Fontaine de Neptune (1563-1567), en référence à la fontaine qu’Ammannati avait réalisée place de la Seigneurie à Florence. Ce fut sa première oeuvre importante. Plusieurs maquettes en argiles et en bronze témoignent de son évolution où transparaît une critique de la fontaine d’Ammanati.
Giambologna interrompit son travail sur la fontaine de Bologne pour exécuter un groupe en plâtre, Florence triomphant de Pise (transposé en marbre en 1570), qui devait faire pendant à la Victoire de Michel-Ange pour le mariage de François de Médicis (1565). Il sculpta également pour Cosme Ie la fontaine de l’Océan, couronnée d’un autre Neptune debout au-dessus de dieux fluviaux assis qui versent de l’eau dans le bassin (pour le Palazzo Pitti). Giambologna modelait admirablement la cire, comme le montrent ses oiseaux de bronze (paon, hibou, aigle) réalisés pour la grotte volcanique de la villa de François de Médicis à Castello (fin des années 1560). Ils témoignent d’un intérêt pour la nature et pour les expériences scientifiques encouragées par les Médicis.
En Janvier 1572, il fit un voyage à Rome avec Ammanati et Vasari où il reprit son étude des oeuvres antiques. A la villa Médicis de Pratolino, vers 1570-1580, Giambologna réalisa le spectaculaire Apennin.
C’est un artiste virtuose dont la technicité atteint son apogée dans le Mercure, qui illustre la précarité de la physique de l’équilibre.
Giambologna exécuta plusieurs importantes commandes religieuses liées à la Contre-Réforme; c’est cependant sa sculpture laïque la plus ambitieuse, l’Enlèvement d’une Sabine, qui marque l’apogée de sa carrière comme sculpteur officiel des Médicis.
Sa production de bronzes mineurs, comme le Dindon, remit au goût de l’époque la sculpture animalière.
Giambologna contribua à ramener en Italie du « centre » la technique de la fonte indirecte (spécialité de l’Europe du Nord).

Il fut également architecte mais sans montrer beaucoup de talent dans cette activité. Il réalisa la chapelle St Antonin, à St Marc (1581-1589) et la rotonde de l’Annunziata (1598), mais il avait un penchant pour les reliefs trop chargés.

Après 1600, il eut une baisse d’activité, ne travaillant plus que sur des statues équestres. Il chercha à assurer sa réputation et sa sécurité économique. Pour cela, il obtint du pape l’Ordre des Chevaliers du Christ. Et grâce à une lettre écrite (en français pour obtenir la sympathie de sa compatriote) à Christine de Lorraine, Grande Duchesse de Florence, il obtint sa protection qui vint s’ajouter à celle de son mari, Ferdinando de Médicis.
Puis, il arrangea sa propriété de Toscane. Etant sans enfant, il fit d’un de ses neveux son héritier. Ledit neveux étant agé de 7 ans, il fut placé sous la protection de Pietro Tacca. Gagné par l’infirmité, Giambologna mourut chez lui le 13 août 1608.

 

Cette production pléthorique et les origines diverses de ses assistants, contribuèrent à répandre le maniérisme en Europe.
Susini et Tacca, ses élèves les plus remarquables, furent très actifs au XVIIe siècle.
Ainsi Giambologna jouit d’un grand prestige à la fin de sa vie et fut le sculpteur italien le plus important du XVIe siècle après Michel-Ange.
Il établit un lien entre celui-ci et le Bernin.

 

 

Son caractère

Giambologna était entièrement voué à son art et à la gloire que celui-ci pouvait lui rapporter. Son plus grand rêve était d’égaler Michel-Ange.
Bien que vivant dans un des principaux foyers de la Renaissance, il était illettré (il écrivait dans un mélange phonétique de français et d’italien) et n’assimila jamais totalement la langue italienne.

 

 

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(1) Commentaire

1 Commentaire à “ Giambologna ” »

  1. henrotaux dit :

    j’aimerais savoir la critique (moderne)sur giambologna
    merci

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