( 1 mai, 2007 )

Rétrospectivement …

… c’était un sacrément bon voyage !

Tout a commencé dans le bus, sur le retour du club de conversation franco-américain du Mardi soir. Je discutais avec Charles et, au détour de la conversation, il m’a annoncé qu’il restait une place dans la voiture familiale pour aller voir Cécile en Allemagne.

La proposition tombait au mieux car j’avais prévu d’aller la voir, avec Emilie, mais cette dernière étant trop occupée à finir son mémoire, le projet semblait être tombé à l’eau. C’est donc avec enthousiasme que j’acceptais la proposition.

(passage en accéléré pour arriver directement au matin du départ)

Lever à 4h30 du matin. J’envisage d’aller faire profiter à mon frère des joies du réveil anticipé mais finalement les derniers préparatifs m’en empêchent et je me retrouve à 6h pile devant chez moi comme convenu.

6h05, personne. 6h15, toujours personne. Je commence à me demander si les Germain-Ecuer n’auraient pas décidé de me faire un petit poisson d’avril (crainte pas si infondée que ça puisque c’était précisément le 1er Avril). Heureusement, la légendaire Kangoo choisit ce moment pour se profiler à l’horizon. En descendent Laurence, la mère de Cécile (et donc la reine-mère du Gondor emoticone) ainsi qu’ Amélie, soeur de Cécile et sosie de Scarlett Johansson

Amélie-Scarlett

Après les salutations d’usage, nous embarquons pour aller récupérer la dernière participante à ce voyage : Marie-Claude, une amie de longue date de Laurence. Puis nous prenons directement l’autoroute. Pendant que les kilomètres défilent, chacun s’occupe à sa guise. Les conducteurs en regardant la route, les autres privilégiant souvent la musique. A cette occasion, je découvre à quelle point Amélie apprécie la musique. En souvenirs des nombreux concerts où elle s’est rendue, elle a apporté avec elle quelques morceaux sur son balladeur Archos. On la voit alors fredonner un air, parfois interrompue par une question de sa mère :

Amélie-huh

Nous arrivons étonnamment vite à Brussel (vous apprécierez le sens de l’éllipse). Une fois nos bagages déposés à l’auberge de jeunesse, nous nous dirigeons vers le centre-ville pour visiter un peu. Le hasard de nos pas nous mène à une ravissante église (nb : pour ses photos, comme pour toutes les autres, vous pouvez les agrandir en cliquant dessus).

Egli-Bru-1 Egli-Bru-2

La place était d’autant plus charmante qu’un restaurant proposait un stand de moules-frites et de coupes de pétillant aux passants. Ceux-ci se regroupait en un très convivial attroupement qui laissait présager d’une très bonne ambiance de quartier.

Puis nous arrivons au centre même où je suis marqué par la beauté de la place centrale

Place-Bru-1 Place-Bru-4 Place-Bru-3 Place-Bru-2

Nous déambulons ensuite jusqu’à une bibliothèque très imposante. L’aborder n’aura pas été sans mal puisqu’il aura fallu prendre un ascenseur oblique qui donna quelques frayeurs à Amélie.

Biblio-Bru

Le lendemain, nous étions à Antwerpen (alias Anvers). En entrant dans la ville, nous croisâmes un juif coiffé de son chapeau et de ses boucles. Puis un deuxième, un troisième et ainsi de suite. Même les enfants avaient la tonsure. Puis plus rien. Et à l’autre bout de la ville au contraire, les rues étaient emplies de boutiques arabes (mais pas de librairie à mon goût, hélas). Ce n’est que plus tard que Cécile nous révéla que la ville était connue pour ce clivage. Une pause fut décidée afin de pouvoir profiter un peu de la ville. Et en fin d’après-midi nous repartîmes pour Amsterdam.

Une fois à Amsterdam, le principal souci fut de trouver le camping qui devait nous accueillir pour quatre nuit. Finalement, après être passé par un méandre de chemins évoquant le circuit d’éveil de la Sécurité routière et avoir croisé de splendides chevaux, nous pûmes nous installer.

La nuit fut un peu froide (trop, aux dires de mes camarades de chambre) mais la matinée compensa ce désagrément avec une visite au Rijksmuseum. Dès la sortie, nous constations que Amsterdam est bien la capitale du vélo. Non seulement ils sont partout :

Vélos

Mais surtout ils font ce qu’ils veulent : ils grillent les stop et les feux, ils slaloment entre les voitures, … Amsterdam étant aussi la capitale des drogues douces, une halte fut faite dans un « Coffee Shop ». Mais, nous en sommes repartis avec pour seul souvenir la vision de chats pas du tout stressés (en même temps, les chats stressés ça ne court pas les rues).

La pause repas du midi fut prise dans un lieu fort intéressant : une sorte de self bio. Il s’agit d’un ensemble sur plusieurs étages où de nombreux produits (dont des milk-shake et du wok) sont cuisinés devant le client.

Resto

La journée se termina en déambulations agréables dans les rues de la ville. Nous profitâmes encore une fois de la chaleureuse salle à manger commune du camping pour diner. Et une nouvelle nuit fraîche fut passée dans notre petit chalet de bois.

Le jeudi 5 fut consacré à une expédition en voiture dans le nord du pays (enfin, pas trop au nord non plus, juste de quoi atteindre la digue géante qui fait la réputation de la Hollande). Au passage, il y eut un charmant petit village aux maisons vertes et avec quelques moulins.

Village Hollande

Dans un village portuaire un peu plus au nord, j’ai rencontré… un chat. Quoi, encore un? Oui mais attendez! Celui là est extraordinaire. Regardez donc ce qu’il fit à notre passage

Chat holl 1 Chat holl 2

Incroyable, non?

Sur le retour, nous cherchâmes avec assiduité la mythique « route des moulins ».

Amé conduite

Il y eut bien des champs de tulipe, mais en définitive, il semble que la route des moulins n’existe plus depuis quelques années.

Notre dernier jour à Amsterdam commença avec le musée Vincent Van Gogh (où je trouvait avec plaisir plusieurs oeuvres de Kandinsky). Et elle se termina avec une course à la tulipe. Ou plus précisément, à l’oignon de tulipe.

En début d’après-midi, nous reprenions la route. Direction : Rostock. La sortie de Hollande ne fut pas aisée (de très fréquents ralentissements). Et ce n’est qu’à minuit passé que la destination fut atteinte. Malheureusement, fatigués par le voyage, tout le monde alla se coucher, sans même prendre le temps de goûter à la soupe de Cécile (je l’aurai bien goûtée en jouant le somnanbule mais c’aurait été un fort mauvais hommage à mon roi).

Après avoir découvert les merveilles de la télévision allemandes (surtout les téléfilms indiens Sourire), il y eut une tranquille découverte de la terre d’exil du roi. Au menu, sculptures presques érotiques, délicieuses saussices locales (à manger à la main, en la trempant dans une sauce toute aussi appréciable) et chèvres facétieuses.

Chèvre

Puis, après quelques minutes dans le RER local, ce fut le débarquement à Warnemünde. Après avoir longé la jetée, Cécile et Amélie se livrérent à une version décalée de saute-mouton.

Plage Rostock 1 Plage Rostock 2 Plage Rostock 3

Cécile nous mena ensuite à un des cafés de la plage, dont l’étage nous permit de profiter d’une bonne vue et du spectacle des wind-surfeurs s’entrainant sur le sable. Le choix de notre guide n’avait pas été anodin : c’est en effet dans cet établissement qu’elle projetait de travailler cet été. Et c’est sous nos yeux qu’elle décrocha le poste (chapeau à notre chère tête couronnée). Le retour à bord du « RER » fut chargé d’émotions fortes pour Amélie. Elle eut en effet la possibilité de déployer ses talents linguistiques pour demander à de fringuants marins russes de poser avec elle sur une photo. La soirée se termina paisiblement dans l’appartement de Cécile, où quelques éclats de rire permirent de nous endormir agréablement.

Le jour suivant, le ferry nous emmena jusqu’au Danemark. Et quelques kilomètres plus au nord, Copenhague se révélait à nous. L’auberge de jeunesse nous abritant avait en sa faveur d’accueillir les nouveaux-venus avec des moutons et des chèvres disposés dans un enclos voisin. Et en sa défaveur, de nous avoir fait payer plus cher que prévu (comme si la vie au Danemark n’était pas suffisament chère!).

Le 9 avril, le voyage se poursuivit dans la Glyptothèque. Un grand musée dont le hall revêt une parure exotique afin d’attirer les visiteurs les plus hésitants.

Céc ? Glypto 1 Glypto 2 Glypto 3

Après une nuit dont Cécile aurait peut-être attendu un peu plus, nous partîmes dans le nord du pays (on a même vu la côte suédoise, mais aucune de ses représentantes). La première destination fut Louisiana, un très rénommé musée d’art contemporain. Cette fois, vous devrez vous contenter d’imaginer les oeuvres. Je n’ai pas réussi à ramener de photos, même après avoir réussi à échapper aux gardiens Langue .

Cécile

Une halte dans un monastère apporta son lot de surprises. Pendant que je me promenais benoitement dans l’église, Laurence et les autres s’entretenaient avec la pasteur. Ces dames étaient en effet émerveillées de voir une femme assurer ces fonctions.

Mona 1 Mona 2 Mona 3

Puis, notre attention fut attirée par un chateau dont la visite fut racourcie par des … hum, divergences de trajet (en gros les deux groupes se sont perdus de vue)(mais moi j’étais dans le bon groupe : avec Cécile donc sur de retrouver le chemin de la voiture).

Chateau 1 Chateau 2

Enfin, la journée s’acheva avec une ravissante demeure dotée d’un non moins charmant jardin (qui restera à jamais dans ma mémoire grâce au fameux Charrral).

Demeure 1 Demeure 2 Demeure 3

Il avait été décidé que le mardi (dernier jour de présence en terre danoise) serait consacré à nouveau à sa capitale. Outre les habituelles déambulations urbaines, il y eut un passage par un jardin contenant une ancienne serre.

Serre 1 Serre 2 Serre 3

Et le soir venu, nous sommes entré dans Christiana. Il s’agit d’un partie de la capitale qui a été investie par des paléo-hippies à la fin des années 1950. Le gouvernement ayant décidé de les y laisser (au nom de l’expérimentation sociale), ce quartier a vite développé un style particulier. De nombreuses fresques murales y sont visibles. Les maisons sont souvent construites par l’habitant lui-même, à l’image de la fameuse « Banana house ».

Banana

A la grande joie de Cécile, nous étions de retour à Rostock mercredi soir. C’était en effet pile à temps pour assister à une des plus grandes soirées de la communauté Erasmus. Soucieuse de sa réputation, Cécile ne pouvait se permettre de louper un tel évênement. Vêtue d’une superbe tenue noire agrémentée d’un haut rouge au style espagnol, elle nous entraina dans une sympatique boite. Comme prévu, de nombreuses nationalités s’y cotoyaient (l’Ukraine y étant adorablement représentée ^^). Et, lorsque les morceaux le permettaient, Cécile et Amélie démontrèrent leurs très grandes capacités en danse (même si Amélie ne se souvient pas de tout).

Suite à cela (et au fait que nous nous soyons couchés à 4h du mat), le jeudi fut une journée de récupération. Il permit tout de même à Cécile de finir de nous dévoiler sa ville. Tout d’abord, elle nous emmena à un kebab merveilleux. Chaque kebab était rempli d’une montagne de petits légumes rapés ce qui en faisait un repas nourrissant et équilibré. Et son goût n’était pas en reste.

Elle nous montra aussi une église dotée d’une impressionnante structure en bois décorant son choeur.

Choeur bois

Enfin, le vendredi 13 marqua notre malheur puisque ce fut le moment de notre départ. Avec 19h de trajet, tout le monde ne résista pas au sommeil (en l’occurence Marie-Claude et Barbara, une camarade de Cécile rentrant avec nous sur Nantes).

Retour

Sauf Amélie et Laurence qui se relayaient courageusement au volant. Et moi qui essayait de les tenir éveillées avec mes chansons paillardes (mais non, je déconne… je sais pas chanter).
 

 

 

 

 

 

 

Voila, désolé pour la longueur du récit mais ce périple fut vraiment passionnant.

Et ce voyage n’aurait pas été aussi beau sans les gens que j’y ai « croisé ». Je les en remercie donc. Et en particulier :

Laurence, qui m’a accueilli dans la Kangoo et qui a pardonné mes longueurs sous la douche

Amélie, avec qui j’ai beaucoup parlé et en qui j’ai découvert une des plus adorables jeunes femmes qu’il m’ait été donné de rencontrer (si avec ça tu ne rougis pas… emoticone)

Et bien sur, Cécile, mon roi, toujours à la hauteur de sa réputation (je ne dirais pas laquelle)

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